Savoir-faire

Quatre métiers pour seule une femme

Passionnée par le travail artisanal et amoureuse de la musique depuis l’enfance, j’ai apronfondi mon savoir-faire et mes techniques grâce à la formation de l’École de Lutherie de Mirecourt (Diplôme des Métiers d’Art). Pour parfaire ma formation initiale, j’ai effectué des stages dans des ateliers prestigieux à Strasbourg et Melbourne.

Façonnage d’une tête de violon

Mon premier métier, c’est la fabrication de violons, altos violoncelles.

Les modèles que je réalise sont inspirés des modèles historiques : français, italiens et anglais du XVI° au XVIII° siècles. Les bois (érable, épicéa et ébène) sont des essences sélectionnées et de haute qualité. Ils sont travaillés avec les outils traditionnels (canif, ciseau, rabot, gouge, lime,…). La qualité et la précision de mon travail manuel permettent de tirer le meilleur de chaque pièce bois, pour des instruments aux sonorités précises, généreuses et puissantes. Enfin, un grand soin est apporté à la finition de chaque modèle, qui peut être personnalisée sur commande.

Tête de violoncelle fabriqué par A. Mabire suivant un modèle Goffriller, Venise, 1706

Mon deuxième métier, c’est la réparation : je répare des violons anciens pour les proposer en location et en vente.

Installée à La Roche sur Yon depuis dix ans, j’ai une idée fixe… même les débutants ont le droit de jouer sur des instruments de grande qualité à un prix abordable !

table de violon avec taquets de réparation

Tous ceux et celles qui sont venus acheter des instruments à l’atelier vous le diront : ici, j’apporte la même attention à tous les instruments, des violons de débutant aux violons de concert. Tous mes instruments sont réparés et réglés patiemment pour qu’ils restituent le meilleur du confort de jeu et du son.

Mon troisième métier, c’est l’innovation !

Et oui, ce métier vieux de plusieurs siècles peut aussi rimer avec technique et nouveauté ! Engagée dans une démarche Zéro Déchet à l’atelier, je développe une solution de “recyclage” des violons anciens trop abîmés (piqués au vers, fractures trop graves,…). J’ai toujours eu de la peine à annoncer qu’un violon est « mort » pour la musique. Trop abîmé, pas rentable de le réparer… Alors soit je le transforme en violon électrique en remplaçant la table d’harmonie…

Prototype de violon électrique à table modifiée – version concert

soit j’ajoute une boîte à musique à l’instrument et je profite pleinement de la caisse de résonance pour amplifier la mélodie. Le violon peut alors continuer à jouer de la musique pour le plaisir des petits et des grands… Info : Cette technique est entièrement réversible.

Et mon quatrième métier c’est la formation.

Luthière, installée à mon compte depuis 10 ans, je souhaite aujourd’hui transmettre le plaisir du travail du bois à toutes celles et ceux qui ont envie d’apprendre à travailler avec la matière. Transmission des gestes, des « astuces » du métier, consignes de sécurité et postures. Tout cela saupoudré de données techniques précises et d’anecdotes historiques éclairantes : visitez le site dédié aux stages proposés à l’atelier.

Participants à un stage “musiciens” : apprendre à prendre soin de son instrument, changer une corde et s’accorder

Chaque stagiaire arrive avec son (petit ou gros) bagage technique, c’est pour cela que les stages sont toujours « sur-mesure ». Je conseille et j’adapte le contenu pour que chaque stagiaire se sente à l’aise et progresse !